- Quoi ? On part en Allemagne ?
- Comment ça ? Ôô
- Votre père a été muté à Magdeburg, nous partons dans un mois. Les deux ados repartèrent chacun dans leur chambre respective, choqués de la nouvelle assez brutale. La jeune fille s'enferma comme son frère dans sa chambre et se connecta sur msn, énervée. Bien qu'elle aimait ce pays, elle ne voulait pas y aller, sa vie était en France, sa langue était française, comment se dépêcher de devenir bilingue alors qu'elle apprennait l'allemand que depuis 3 ans ? Tout se mélangeait dans la tête, peur, stresse, haine ... Aucun sentiments agrébale ne circulait dans ses veines, pourtant, elle en avait bien besoin !
x Conversation msn x
Cathy - Ouah, super journée ! / écoute du TH *.*
Hey coucou Emy ça va ? =)
Emilie - mauvaise nouvelle T.T
Non
Cathy - Ouah, super journée ! / écoute du TH *.*
Ben ? Oo
Emilie - mauvaise nouvelle T.T
Je pars en Allemagne
Cathy - Ouah, super journée ! / écoute du TH *.*
Quoi ? Mais c'est génial ! =D
Emilie - mauvaise nouvelle T.T
Cathy, on est p'tre au mois de juillet, mais c pas pr des vacances !
Cathy - Ouah, super journée ! / écoute du TH *.*
QUOI ?! OO'
Emilie - mauvaise nouvelle T.T
Mon père est muté, je sais pas quand je vais revenir, ça peut prendre 6 mois comme 2 ans ...
Cathy - Ouah, super journée ! / écoute du TH *.*
Il est muté où ?
Emilie - mauvaise nouvelle T.T
A Magdeburg je crois ...
Cathy - Ouah, super journée ! / écoute du TH *.*
Quoii ? Mais c le bled des TH !!! =D
Emilie - mauvaise nouvelle T.T
Je m'en fous, je veux pas partir !
Cathy - Ouah, super journée ! / écoute du TH *.*
Tu diras plus ça quand tu les aura rencontré dans la rue devant chez toi ! ;D
Emilie - mauvaise nouvelle T.T
Mouai ..
Cathy - Ouah, super journée ! / écoute du TH *.*
Bon, je te laisse, tkt ça va bien aller ! Ramène moi Bill sinon ! :D
Emilie - mauvaise nouvelle T.T
Pff, tes trop con ^^
Cathy - Ouah, super journée ! / écoute du TH *.*
Bisx Jtaime pov folle ! (L)
Appelle moi quand tu veux quand tu seras là bas
Emilie - mauvaise nouvelle T.T
Merci jtaime (L)Emilie se déconnecta elle aussi. Parler lui avait fait du bien et quelque part, ça pouvait pas être si nul l'Allemagne, après tout, c'est là que ses idoles habitent. Elle jetta un coup d'oeil sur l'album Schrei qu'elle avait téléchargé, faute de ne pas l'avoir trouvé en France mais qu'elle pourra se procurer en Allemagne, puisqu'ils ne sont connus que là bas. Après avoir passé la journée à peser le pour et le contre elle alla se coucher, toujours aussi nerveuse à l'idée de ce nouveau départ. Dans son lit, une vague de chaleur l'envahissait, elle s'était débarrassée de sa couverture et bougeait dans tout les sens, cherchant le sommeil qui avait peut-être décidé de ne pas la prendre tout de suite, afin que les minutes qui passaient lui soufflent de nouvelles craintes à propos de ce déménagement. Elle se leva et se dirigea dans la salle de bain, afin de se passer de l'eau froide sur le visage, ne se trouvant pas calmer, elle respira et expira doucement puis, après s'être allongée en faiseant cet exercice, elle trouva enfin du calme et le sommeil.
x Un mois après x
- Et voilà, nous sommes arrivés !
- Oh, regardez cette charmante maison. Emilie leva la tête et retira les écouteurs de ses oreilles aux exclamations de ses parents et regarda dehors. Une charmante maison à deux étages avec un jardin se présentait devant eux. La voiture se gara dans l'allée et le camion de déménagement qui suivait la petite famille s'arrêta dans la rue.
- Comment tu trouves, Emilie ?
- C'est joli. dit-elle en tournant la tête.
Ses parents sourièrent, son petit frère descendit de voiture et gardait toujours la tête baissée, écouteurs sur les oreilles.
- Et toi Grégory ?
- Je veux retourner en France ! répliqua le jeune garçon.
Et il s'éloigna dans le jardin, triste et mécontent. Les parents soupirèrent, ce n'était pas leur faute s'il fallait déménager dans un pays étranger !
- Emilie, tu veux bien nous aider ? demanda la maman à sa fille.
- Oui. soupira-t-elle.
Plus tard, en fin d'après-midi, la famille était installée et les chambres étaient rangées et aménagées. Le reste de la maison sera pour plus tard. Emilie avait choisit une chambre de la maison avec les papiers peints gris. Elle s'y sentait bien et avait arrangé la décoration avec goût. Quand elle eut finis de ranger, elle resta à contempler son travail puis, s'allongeant sur son lit, elle mit de la
musique pour s'aider à faire le vide et dé-stresser. Se préparer à aller dans ce nouveau lycée, où elle passera soit les plus beaux moments de sa vie, soit les pires.
Le lendemain
Quand elle ouvrit les yeux, elle regretta de n'avoir pas tout simplement rêver. Après avoir choisit des vêtements, elle se doucha, s'habilla, se coiffa et se maquilla. Elle avait l'humeur noire et triste, ses vêtements était sombres, reflètant son humeur du jour. Elle descendit dans la cuisine, sa mère était déjà debout.
- Ah, tu es levée ! Tu as passé une bonne nuit ?
- Oui. dit-elle bien bas.
Elle se servit une tasse de chocolat chaud et s'assit. Le regard perdu dans le chocolat sombre de sa tasse, qui laissait quelques vapeurs s'échapper du liquide chaud et sucré. Elle but tout d'un trait, comme si la boisson était une médecine forte contre son anxiété, puis elle se leva et débarassa sa tasse. Elle quitta la cuisine et prit une veste.
- Je vais me promener, j'ai pris mon téléphone. Elle sortit dans la rue et avança d'un pas incertain découvrant les quartiers allemands, de la ville allemande, où tout le monde parlait allemand, où tout ce qui était écrit partout était en allemand. Elle s'assit sur un banc
(allemand ^^) d'un petit parc
(allemand xD). Rien que d'entendre partout des voix étrangères, elle déprimait, non, elle n'était pas chez elle ici. L'allemand, elle l'aimait bien en chanson dans ses écouteurs, mais pas tout les jours à longueur de journée ; elle est française !
Elle resta un moment assise toute seule, puis s'en retourna chez elle.
- Alors, bonne promenade ma chérie ?
- Ouais. Elle remonta dans sa chambre d'un pas lent. Décidément, si ça n'allait pas lorsqu'elle sortait se promener, ça n'ira pas quand elle ira au lycée !
x Le lendemain x
- Bonne journée ma chérie.
- Merci, au revoir Maman. Elle claqua la porte de la voiture et, respirant un bon coup, prenant son courage à deux mains, elle se décida à avancer.
Gymnasium J. W. von Goethe
Elle fit une moue, résignée, puis entra. Partout autour d'elle, les rares élèves dans la cour la regardaient comme un ovni. Elle n'avait alors qu'une seule envie : courir loin d'ici et s'il le fallait, aller à pied jusqu'à son ancien lycée du moment qu'elle était loin de cet endroit et de l'Allemagne. Quand elle rentra dans le préau, c'était pire qu'à l'extérieur, même si quelques filles avait un léger style rock, on n'avait pas l'habitude de croiser une fille comme elle ici ? La sonnerie retentit et tout le monde disparut dans les couloirs ainsi que le préau. Emilie resta un peu en plein milieu, ne sachant que faire puis se dirigea vers le bureau du proviseur.
Toc toc toc - Entrez ! Elle poussa timidement la porte, déglutissant difficilement.
- Bonjour, excusez moi de vous déranger mais je suis nouvelle ici et je me suis un peu perdue ...
- Ah, il n'y a pas de mal jeune fille ! Vous êtes la française ?
- Oui. dit-elle doucement.
- Tiens, voici ton emploi du temps et quelques papiers en plus. Maintenant, suis-moi.Le principal se leva et lui fit signe de suivre.
- Tu auras un élève de ta classe qui t'aidera la première semaine pour te retrouver et t'intégrer. Elle resta muette, n'arrivant pas à en placer une seule tellement elle était morte de trouille.
Toc toc- Excusez moi de vous déranger dans votre cours Mme Januar, mais je vous apporte une nouvelle élève.Emilie resta immobile, morte de trac.
- Rentrez Mlle, nous n'allons pas vous manger. plaisanta la Professeure de mathématique.
Emilie leva la tête et entra après être restée immobile un moment, comme si ce qu'avait dit la prof' l'avait sortit d'une léthargie. Mais ce n'était pas pour autant qu'elle se sentait mieux.
- Bill ! T'as une fan ! La classe éclata de rire. Mme Januar se tourna et demanda le calme.
- Quoiii ? Désolé, je dormais... plaisanta une voix en baillant,
Qu'est-ce t'as dit ?- Je disais, t'as une fan ! recommença l'inconnu.
- Ah, encore ?! fit l'interpellé en riant.
- M. Kaulitz, ne montrez pas votre insolence devant une nouvelle élève ! Qu'est-ce que vous montrez comme exemple de l'Allemagne !
- Pourquoi ? Elle est anglaise ?Et la classe rit à cette nouvelle insolence de ce M. Kaulitz. Emilie regarda longuement ce jeune garçon assez singulier. C'est la première fois qu'elle voyait un garçon aussi efféminée ... En vrai ! C'était Bill, Bill Kaulitz des Tokio Hotel ! Il y avait peut-être une chance sur un million de tomber dans sa classe et son lycée et elle avait eu cette chance ! Son idole était en face d'elle, à quelques petits mètres. Sa meilleure amie aurait tué pour être à sa place.
- Faites attention si vous ne voulez pas vous retrouvez en retenue un après-midi ! Ce serait dommage de sanctionner et de jouer les méchants alors qu'il y a une nouvelle élève. fit le principal en fronçant les sourcils.
Mme Januar, pouvez-vous trouver quelqu'un pour aider notre nouvelle élève à s'intégrer ?
- Oui, bien sûr. Qui se porte volontaire ?Tout le monde se regarde, se poussant des yeux à lever la main, certains regardent le sol ou par la fenêtre, les intellos astiquent leurs lunettes. Bref, personne ne se porte volontaire.
- Bill ? fit la prof' étonnée de le voir lever la main.
- Ben quoi ? Personne veut être le guide !Bill ? Son guide ? Pincez la elle rêve ! La professeure échangea quelques mots avec le principal, laissant la brune de côté. Elle tourna la tête vers la classe qui la regardait de haut en bas tout en discutant doucement entre eux. Bill la fixait du regard et cherchait à ce qu'elle le voit. Gagné, elle se laissa prendre par ces yeux de braise qui la figeait sur place et se laissa noyer dans le chocolat de ses iris. Bill souria un brin et sortit son piercing et joua avec, le coinçant entre ses dents. Elle se sentit alors comme une proie ciblée par un prédateur mais ne pouvant fuir, elle se sentit mal à l'aise, se battant contre elle même pour ne pas rougir et elle commençait à se demander si ce n'était pas une mauvaise idée de laisser Bill lui servir de guide.
- Heurm, j'aurais préféré quelqu'un de moins ... turbulent on va dire ... continua la professeure en se retournant vers la classe,
Martha, tu ne veux pas servir de camarade à Emilie ?La Martha en question remit ses lunettes et ouvrit la bouche pour répondre. Oh non, pas une paumée. Elle se demanda si Bill n'était pas mieux que de cette fille qui la regardait mal depuis tout à l'heure.
- Moi M'dame ! Tout le monde se retourna vers la personne. C'était une petite blonde au yeux bleus qui rougit quand elle vit que toute l'assistance avait le regard braqué sur elle.
- Bien, merci Camille.
- Allez vous assoir Mlle. fit le principal à Emilie avant de s'en aller, souhaitant une bonne journée.
Emilie leva les yeux au ciel en soufflant, comme si c'était pour se retenir de sauter de joie. Elle alla s'installer sur une table du fond, celle de devant étant prise par les intellos, puis, plus on avançait, plus c'était les populaires. Le ''M. Kaulitz'' était à une table avant le fond de la classe. De là, on pouvait comprendre que c'était l'endroit des populaires. Il était entouré de quelques filles et de garçons, qui étaient là pour rire à ses bêtises et le flâter hypocritement. Bill l'accompagna du regard jusqu'à ce qu'elle s'assit puis détourna la tête.
- Bon, maintenant, reprenons : l'inéquation suivante blablablablablabla...Emilie sortit ses affaires et commença à déchiffrer le langage bizarre du tableau. Déjà qu'elle ne comprenait pas les maths en français, en allemand, c'était pire ! Elle prit quelques notes puis commença à se "déconnecter" du cours et rêvassa, puis ses pensées allèrent vers Bill. Elle en revenait toujours pas ! Mais si Bill est là, où est son frère ? Et Georg ? Et Gustav ? Elle avait bien faillit ne pas le reconnaître tant il avait changé : plus de piques et une frange sur le côté gauche, mais ses cheveux avaient poussés, ce qui le rendait plus féminin encore. Elle fut dérangée par un "psst". Elle leva la tête vers l'interlocuteur.
- Hey, t'es quoi ?
- ... Ôo
- Tu viens d'où, quoi.
- Ah, de France. La personne se retrourna et Emilie continua à rêver, à ses amies et à son pays, se remémorant tout les souvenirs aussi fous les uns que les autres.
- Hey, houhou !
- Hein, quoi ?
- Je viens te prévenir que ça a sonné. C'est la récrée, 'faut descendre. ^^
- Ah heu, merci. dit-elle confuse.
- Moi c'est Camille, ta guide pour la semaine, et toi ? ^^
- Emilie.
- Toi aussi tu viens de France ?
- Ouai, pourquoi ?
- Je suis française moi aussi. =)
- Cool, dis, pourquoi tu t'es portée volontaire ? Si personne ne voulait de moi, fallait pas te forcer.
- Je voulais pas te laisser avec l'autre intello complètement à côté de la plaque ! J'ai fait ce que j'aurais voulu qu'on fasse pour moi ... Et puis, entre françaises, on doit se serrer les coudes. Emilie sourit. C'était la première fois qu'elle souriait depuis son installation dans ce pays.
Elle était contente d'avoir une amie dès le premier jour, elle qui pensait être seule jusqu'à la fin de l'année. La sonnerie retentit bientôt et il fallut se mettre en marche pour de nouveaux cours.
- Alors, je vais te prévenir dès le début car la vie n'est pas rose ici et tout le monde est hypocrite. mumura Camille le ton sérieux. Emilie ne dit rien et attendit la suite avec attention.
Tout d'abord, soit méfiante avec tout le monde au lycée. Je l'ai appris à mes dépends, la plupart sont des pourris et ça marche à la popularité et aux bandes de faux-amis. Ensuite, dans notre classe, c'est tous des hypocrites, les intellos te snoberont et te feront sentir qu'ils t'aiment pas, mais les autres genre les poufs ou les cons vont être tout gentils et te poignarderont dans le dos dès qu'ils le pourront. Dans ce lycée, si t'as du bol, tu tombes sur des amis, si t'as pas de bol, tu tombes sur des pourris.
- Ouhla, c'est si hard dans ce lycée ?
- C'est moi qui te le dit ; ici, c'est la jungle. Soit t'es la proie qui se fait bouffé, ou soit t'es le prédateur qui bouffe.Emilie déglutit et pensa à la sensation qu'elle avait eu lorsque Bill la regardait, cette affreuse sensation de malaise revint, se sentant visée dans l'explication de Camille.
xxx
xxx Aah je sais ne dites rien : c'est pourri. Mais voyez-vous, je ne veux pas brusquer les choses et mettre quelques chapitres avec beaucoup de point de vue omniscient avant d'attaquer en Lemon à la mode de chez moi. x) Bref, faites moi confiance et revenez, ça ne va pas restez naïf comme ça encore lontemps. xxx
50 commentaires pour la suite, lâchez vos coups de gueules, vos coups de coeur et surtout vos impressions.
Gros bisous xxx
Blog perso' si ça intéresse. xx